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Discours de J. D. Vance, vice-président des États-Unis, sur les menaces contre la liberté d’expression prononcé à Munich le 14 février 2025 lors de la conférence sur la sécurité

  • Photo du rédacteur: Henry de Lesquen
    Henry de Lesquen
  • il y a 2 jours
  • 12 min de lecture

Traduit de l’anglais.


Pour écouter le discours de James David Vance :


Merci à tous les délégués, sommités et professionnels des media ici réunis, et merci tout particulièrement à notre hôte de la conférence de Munich sur la sécurité d’avoir pu organiser un événement aussi incroyable. Nous sommes, bien sûr, ravis d’être ici. L’une des choses dont je voulais parler aujourd’hui, ce sont bien sûr nos valeurs communes. C’est fantastique d’être de retour en Allemagne. Comme vous l’avez entendu tout à l’heure, j’étais ici l’année dernière en tant que sénateur des États-Unis d’Amérique. J’ai vu le ministre britannique des affaires étrangères, David Lammy, qui plaisantait en disant que nous avions tous les deux l’année dernière des postes différents de ceux que nous avons aujourd’hui. Mais il est désormais temps, dans nos pays, pour tous ceux qui ont eu la chance de se voir confier un pouvoir politique par nos peuples respectifs, de l’utiliser à bon escient pour améliorer leur vie. Et je tiens à dire que j’ai eu la chance, pendant mon séjour ici, de passer un peu de temps en dehors des murs de cette salle de conférence au cours des dernières vingt-quatre heures. Et j’ai été très impressionné par l’hospitalité des gens alors qu’ils sont encore sous le choc de l’horrible attentat d’hier. La première fois que je suis venu à Munich, c’était avec ma femme, qui est ici avec moi aujourd’hui pour un voyage privé. J’ai toujours aimé la ville de Munich et j’ai toujours aimé ses habitants. Je tiens à dire que nous sommes très émus et que nos pensées et nos prières vont à Munich et à toutes les personnes touchées par le mal qui a été infligé à cette belle communauté. Nous pensons à vous, nous prions pour vous et il va de soi que nous vous soutiendrons dans les jours et les semaines à venir.

(Applaudissements)

J’espère que ce n’est pas la dernière salve d’applaudissements que je recevrai…


Nous sommes réunis dans cette conférence, bien sûr, pour discuter de sécurité. En général, nous parlons des menaces qui pèsent sur notre sécurité extérieure et je vois de nombreux haut gradés réunis ici aujourd’hui. Mais alors que le gouvernement Trump est très préoccupé par la sécurité européenne et croit que nous pouvons parvenir à un règlement raisonnable entre la Russie et l’Ukraine, nous pensons également qu’il est important que l’Europe prenne des mesures importantes dans les années à venir pour assurer sa propre défense. Or, la menace qui m’inquiète le plus, s’agissant de l’Europe, n’est pas la Russie ni la Chine ni aucune autre puissance extérieure. Ce qui m’inquiète, c’est la menace qui vient de l’intérieure : le recul de l’Europe sur certaines de ses valeurs les plus cruciales. Valeurs partagées avec les États-Unis d’Amérique.

Or, j’ai été choqué qu’un ancien commissaire européen ait pu récemment s’exprimer à la télévision pour se réjouir que le gouvernement roumain ait annulé une élection présidentielle. Il a prévenu que si les choses ne se déroulaient pas comme prévu, cela pourrait se produire en Allemagne aussi. Ces déclarations inconsidérées sont choquantes pour les oreilles américaines. Pendant des années, on nous a dit que tout ce que nous financions et soutenions l’était au nom de nos valeurs démocratiques communes. Tout – de notre politique envers l’Ukraine à la censure du numérique – est présenté comme une défense de la démocratie. Mais lorsque nous voyons des tribunaux européens annuler des élections et de hauts fonctionnaires menacer d’en annuler d’autres, nous devons nous demander si nous nous fixons des normes assez élevées. Je dis « nous » parce que je crois profondément que nous sommes dans la même équipe. Nous devons faire plus que parler de valeurs démocratiques. Nous devons les vivre.

Or, dans la mémoire vivante de beaucoup d’entre vous dans cette salle, la guerre froide a opposé les défenseurs de la démocratie à des forces beaucoup plus tyranniques sur ce continent. Pensez au camp qui, dans ce combat, a censuré les dissidents, qui a fermé les églises, qui a annulé les élections : étaient-ils les gentils ? Certainement pas ! Dieu merci, ils ont perdu la guerre froide. Ils ont perdu parce qu’ils n’ont ni apprécié ni respecté tous les bienfaits extraordinaires de la liberté. La liberté de surprendre, de faire des erreurs, d’inventer, de construire. Il est de fait que l’on ne peut pas imposer l’innovation ou la créativité, tout comme on ne peut pas forcer les gens à penser, à ressentir ou à croire. Et ces deux choses sont sans aucun doute liées. Malheureusement, quand je regarde l’Europe aujourd’hui, on ne sait pas toujours très bien ce qui est arrivé à certains des vainqueurs de la guerre froide. Je regarde Bruxelles, où des commissaires européens avertissent les gens qu’ils ont l’intention de fermer les réseaux sociaux en cas de troubles intérieurs dès qu’ils repèrent ce qu’ils ont jugé être, je cite, du « contenu haineux ». Ou bien dans ce pays même, où la police a fait des descentes chez des gens soupçonnés d’avoir publié des commentaires antiféministes en ligne dans le cadre, je cite toujours, de « la lutte contre la misogynie sur Internet ».

J’en arrive à la Suède, où l’administration a condamné il y a deux semaines un militant chrétien parce qu’il avait participé à un brûlage de Coran qui avait conduit au meurtre de son ami. Comme l’a fait remarquer en termes affligeants le juge dans son procès, les lois suédoises, censées protéger la liberté d’expression, n’accordent pas, je cite, « un laissez-passer pour faire ou dire n’importe quoi au risque d’offenser le groupe qui a adopté cette croyance ».

Peut-être plus inquiétant encore, je me tourne vers nos très chers amis du Royaume-Uni, où la mise au rancart de la liberté de conscience a placé notamment dans le collimateur les droits fondamentaux des croyants britanniques. Il y a un peu plus de deux ans, l’administration britannique a accusé Adam Smith Connor, kinésithérapeute de cinquante et un ans et ancien combattant, du crime odieux d’avoir prié en silence pendant trois minutes à cinquante mètres d’une clinique d’avortement. Il n’a gêné personne, n’a interagi avec personne ; il a simplement prié en silence. Après que les forces de l’ordre britanniques l’eurent repéré et lui eurent demandé pour quelle raison il priait, Adam a répondu simplement qu’il priait pour le fils qu’il aurait pu avoir avec son ancienne petite amie si elle n’avait pas avorté, des années auparavant. Les policiers sont restés de marbre et Adam a été reconnu coupable d’avoir enfreint la nouvelle législation sur les « zones tampons », qui criminalise la prière silencieuse et d’autres actions susceptibles d’influencer la décision d’une personne dans un rayon de deux cents mètres autour d’un centre d’avortement. Il a été condamné à payer des milliers de livres de frais de justice à l’accusation.

J’aimerais pouvoir dire que c’était un hasard, un exemple unique et fou d’une loi mal écrite, promulguée contre une seule personne – mais non. En octobre dernier, il y a quelques mois à peine, l’administration écossaise s’est mise à distribuer des lettres aux gens dont les maisons se trouvaient dans des zones dites « d’accès sécurisé », les avertissant que même la prière privée chez eux pouvait constituer une infraction. Bien entendu, l’administration invitait les destinataires à signaler toute personne soupçonnée de délit d’opinion en Grande-Bretagne et dans toute l’Europe.

La liberté d’expression, je le crains, est en recul.


Pour faire de l’esprit, chers amis, mais aussi dans un souci de vérité, je serai prêt à admettre que parfois, les voix les plus fortes en faveur de la censure ne viennent pas d’Europe, mais de mon propre pays – où le gouvernement précédent a menacé et intimidé les réseaux sociaux pour qu’ils censurassent ce qu’il appelait la désinformation. La désinformation, comme par exemple l’idée que le coronavirus s’était probablement échappé d’un laboratoire de Chine. Notre propre administration a encouragé les entreprises privées à faire taire les personnes qui osaient dire ce qui s’est révélé être une vérité évidente.

Je viens donc ici aujourd’hui non seulement avec une observation, mais aussi avec une proposition. Le gouvernement Biden semblait prêt à tout pour faire taire les gens qui exprimaient leur opinion. Le gouvernement Trump fera exactement le contraire. Et j’espère que nous pourrons travailler ensemble à Washington.

Il y a un nouveau shérif en ville. Sous la direction de Donald Trump, nous pouvons être en désaccord avec vos opinions, mais nous nous battrons pour défendre votre droit de les exprimer sur la place publique, que nous soyons d’accord ou non.

(Applaudissements)

Au point où nous en sommes, la situation est devenue si critique qu’en décembre dernier la Roumanie a carrément annulé les résultats d’une élection présidentielle sur la base des vagues soupçons d’une agence de renseignement et des énormes pressions de ses voisins continentaux. Si j’ai bien compris, l’argument était que la désinformation russe avait infecté les élections roumaines. Mais je demanderai à mes amis européens de prendre du recul. Vous pouvez penser qu’il est mal que la Russie achète des publicités sur les réseaux sociaux pour influencer vos élections. Nous le pensons aussi. Vous pouvez même le condamner sur la scène mondiale. Mais si votre démocratie peut être détruite par quelques centaines de milliers de dollars de publicité numérique provenant d’un pays étranger, alors c’est qu’elle n’était pas très solide depuis le début.

(Applaudissements)

La bonne nouvelle, c’est, je pense, que vos démocraties sont nettement moins fragiles que ce que beaucoup semblent craindre. Et je pense profondément que c’est en permettant à nos concitoyens d’exprimer leur opinion qu’on les rendra encore plus fortes.

Ce qui, bien sûr, nous ramène à Munich – où les organisateurs de cette conférence ont interdit aux parlementaires représentant les partis populistes de gauche et de droite de participer à ces entretiens. Or, là encore, nous ne sommes pas obligés d’être d’accord en tout ou partie avec ce que les gens disent, mais lorsqu’il s’agit de personnes, de dirigeants politiques représentant un grand nombre d’électeurs, il nous incombe pour le moins de dialoguer avec eux. Or, pour beaucoup d’entre nous, de l’autre côté de l’Atlantique, tout cela ressemble de plus en plus à de vieux intérêts bien établis qui se cachent derrière des mots hideux de l’ère soviétique, tels que désinformation et mésinformation, et qui n’aiment tout simplement pas l’idée que quelqu’un ayant un point de vue différent puisse exprimer une opinion différente ou, Dieu nous en préserve, voter différemment ou, pis encore, gagner une élection.


Nous sommes à une conférence sur la sécurité. Et je suis sûr que vous êtes tous venus ici prêts à parler de la manière exacte dont vous comptez augmenter les dépenses de défense au cours des prochaines années, conformément au nouvel objectif que vous vous êtes fixé. Et c’est très bien, car, comme le président Trump l’a maintes fois indiqué, il estime que nos amis européens doivent jouer un rôle plus important dans l’avenir de ce continent.

Nous ne pensons pas que vous entendiez bien ce terme de partage du fardeau – mais nous pensons qu’il est important, dans le cadre d’une alliance commune, que les Européens prennent le relais pendant que l’Amérique se concentre sur les régions du monde qui sont en grand danger.

Laissez-moi en outre vous demander comment vous allez même commencer à réfléchir aux questions budgétaires si nous ne savons pas ce que nous défendons en premier lieu. J’ai eu de très nombreuses conversations intéressantes avec beaucoup de personnes réunies ici dans cette salle. J’ai beaucoup entendu parler de ce dont vous avez besoin pour vous défendre – et, bien sûr, c’est important. Mais ce qui m’a semblé un peu moins clair, et certainement aussi à de nombreux Européens, c’est la raison exacte pour laquelle vous vous défendez : quelle est la vision positive qui anime ce pacte de sécurité partagé que nous considérons tous comme si important ? Or, je crois profondément qu’il n’y a pas de sécurité si l’on a peur des voix, des opinions et de la conscience qui guident son propre peuple.

L’Europe est confrontée à de nombreux défis, mais la crise à laquelle ce continent est actuellement confronté, la crise à laquelle nous sommes tous confrontés ensemble, je crois, est une crise que nous avons nous-mêmes provoquée. Si vous craignez vos propres électeurs, l’Amérique ne peut rien pour vous. D’ailleurs, vous ne pouvez rien faire non plus pour le peuple américain qui m’a élu et qui a élu le président Trump. Vous avez besoin de mandats démocratiques pour accomplir quoi que ce soit de valable dans les années à venir. N’avons-nous rien appris ? Que les mandats faibles produisent des résultats instables ? Mais il y a tant de choses utiles qui peuvent être accomplies avec le type de mandat démocratique qui, je pense, viendra d’une plus grande écoute des voix de vos concitoyens.

Si vous voulez bénéficier d’économies compétitives, si vous voulez bénéficier d’une énergie bon marché et de chaînes d’approvisionnement sûres, alors vous avez besoin de mandats pour gouverner, car vous devez faire des choix difficiles pour bénéficier de tout cela. Nous le savons très bien en Amérique : on ne peut pas obtenir un mandat démocratique en censurant ses adversaires ou en les mettant en prison, qu’il s’agisse du chef de l’opposition, d’un humble chrétien en train de prier ou d’un journaliste qui s’emploie à rendre compte de l’actualité. On ne peut pas non plus en obtenir en ignorant son électorat de base sur des questions aussi centrales que celle de savoir qui peut faire partie de notre société commune.

De tous les défis urgents auxquels sont confrontés les pays représentés ici, je crois qu’il n’y a rien de plus urgent que l’immigration de masse. Aujourd’hui, près d’une personne sur cinq vivant dans ce pays est venue de l’étranger. C’est bien sûr un record historique. Le chiffre est d’ailleurs voisin aux États-Unis et c’est également un record historique. Le nombre d’immigrés entrés dans l’Union en provenance de pays non membres de l’Union a doublé rien qu’entre 2021 et 2022. Et, bien sûr, il a encore augmenté depuis.

Nous connaissons cette situation. Elle ne vient pas de nulle part. C’est le résultat d’une série de décisions conscientes prises par des hommes politiques de tout le continent et d’autres à travers le monde pendant toute la durée d’une décennie. Nous avons vu les horreurs produites par ces décisions hier dans cette ville même. Je ne peux pas en parler sans penser aux malheureuses victimes pour lesquelles une belle journée d’hiver à Munich a tourné au drame. Nos pensées et nos prières les accompagnent et les accompagneront toujours.

Mais pourquoi cela s’est-il produit ? C’est une histoire dramatique, mais que nous avons entendue bien trop souvent en Europe et, malheureusement, bien trop souvent aussi aux États-Unis. Un demandeur d’asile, souvent un jeune homme d’une vingtaine d’années, déjà connu de la police, fonce dans une foule avec sa voiture et détruit tout un groupe de gens. Combien de fois devrons-nous subir ces drames épouvantables avant de changer de cap et de donner une nouvelle direction à notre civilisation commune ? Aucun électeur de ce continent n’est allé aux urnes pour ouvrir les vannes à l’entrée non contrôlée de millions d’immigrés.

Les Anglais ont voté pour le Brexit. Que vous soyez d’accord ou non, ils l’ont fait. De plus en plus, partout en Europe, les gens votent pour des dirigeants politiques qui promettent de mettre fin à une immigration incontrôlée. Il se trouve que je partage bon nombre de ces préoccupations, mais vous n’êtes pas obligés d’être d’accord avec moi. Je pense simplement que les gens se soucient de leur foyer, de leurs rêves, de leur sécurité et de leur capacité à subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants. Et ils sont intelligents. Je pense que c’est l’une des choses les plus importantes que j’ai apprises au cours de mon bref passage en politique.


Contrairement à ce que l’on peut entendre à Davos, les gens de tous nos pays ne se considèrent généralement pas comme des animaux éduqués ou comme des rouages interchangeables d’une économie mondiale. Il n’est guère surprenant qu’ils ne veuillent pas être ballottés ou brutalement ignorés par leurs dirigeants. C’est le rôle de la démocratie de trancher ces grandes questions par les urnes. Je crois que rejeter les gens, rejeter leurs préoccupations ou, pis encore, fermer les media, interrompre les élections ou exclure les gens du processus politique ne protège rien. En fait, c’est le moyen le plus sûr de détruire la démocratie. S’exprimer et exprimer ses opinions n’est pas une ingérence électorale, même lorsque les gens expriment des opinions en dehors de votre propre pays, et même lorsque ces personnes sont très influentes.

Croyez-moi, je dis cela sur le ton de la plaisanterie, si la démocratie américaine peut survivre à dix ans d’admonestations de Greta Thunberg, vous pourrez survivre à quelques mois d’Elon Musk… Mais ce à quoi aucune démocratie, qu’elle soit allemande, américaine ou européenne, ne survivra, c’est de dire à des millions d’électeurs que leurs pensées et leurs préoccupations, leurs aspirations, leurs demandes d’assistance sont invalides ou ne méritent même pas d’être prises en considération. La démocratie repose sur le principe sacré que la voix du peuple compte. Il n’y a pas de place pour les cordons sanitaires. Soit vous défendez le principe, soit vous ne le faites pas.

Les Européens, les gens, ont une voix. Les dirigeants européens ont le choix. Je suis fermement convaincu que nous n’avons pas à avoir peur de l’avenir. Vous pouvez accepter ce que votre peuple vous dit, même si c’est surprenant, même si vous n’êtes pas d’accord. Et si vous le faites, vous pourrez affronter l’avenir avec assurance et confiance, en sachant que la nation vous soutient tous. C’est là, pour moi, que réside la grande magie de la démocratie. Elle ne se trouve pas dans ces bâtiments de pierre ni dans ces beaux hôtels. Elle ne se trouve même pas dans les grandes institutions que nous avons construites ensemble dans le cadre d’une société commune. Croire en la démocratie, c’est comprendre que chacun de nos concitoyens a de la sagesse et une voix. Et si nous refusons d’écouter cette voix, même nos combats les plus fructueux n’aboutiront à rien. Comme l’a dit un jour le pape Jean-Paul II, qui fut à mon avis l’un des plus grands défenseurs de la démocratie sur ce continent ou ailleurs : « N’ayez pas peur. » Nous ne devons pas avoir peur de notre peuple, même lorsqu’il exprime des opinions qui ne sont pas en accord avec ses dirigeants.


Merci à tous. Bonne chance à vous tous ! Que Dieu vous bénisse !

 
 
 

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