Vilfredo Pareto (1848-1923). Économiste et sociologue italien, Pareto a traité de l’étude des faits sociaux avec une extrême rigueur et lui a donné une méthode objective qui fait apparaître les vices intellectuels des idéologies inauthentiques de la gauche. Dans un ouvrage publié en 1902 et 1903, il démontre que les divers « systèmes socialistes » reposent sur des hypothèses arbitraires et des raisonnements sophistiques, qui tiennent, pour une large part, à la confusion des mots employés. Sous des apparences scientifiques, le socialisme est un ersatz de religion. Plus généralement, Pareto distingue, dans son Traité de sociologie générale, les « résidus », souvent contraires à la raison, qui sont le fond des phénomènes sociaux, et ceux-ci, qui en sont les « dérivées », qui en procèdent par « dérivation ». Une pensée politique qui veut prendre conscience de ses présupposés ne peut ignorer Pareto.

À lire :
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Les Systèmes socialistes, V. Giard et E. Brière, Paris, 1902 ; Droz, Genève, 1978 ;
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Trattato di sociologia generale, G. Barbera, Florence, 1916 ; Traité de sociologie générale, Droz, Genève, 1968 ;
…ainsi que :
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Yves Montenay et le Club de l’Horloge, Le socialisme contre le tiers monde, Albin Michel, Paris, 1983 ;
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Club de l’Horloge, Socialisme et fascisme : une même famille ?, Albin Michel, Paris, 1984 ;
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Club de l’Horloge, Socialisme et religion sont-ils compatibles ?, Albatros, Paris, 1986 ;
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Pierre Millan et le Club de l’Horloge, Le refus de l’exclusion, nouvelle expression de l’utopie égalitaire, Lettres du monde, Paris, 1995.